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26 Mai 2010 : Equipe de France FFSA Circuit

EQUIPE DE FRANCE FFSA CIRCUIT
Vergne est prophète en son pays

Jean-Eric Vergne © DPPI

Parti à la chasse au titre de Formule 3 en Grande-Bretagne, Jean-Eric Vergne a rajouté une victoire dans sa besace en chassant sur sa terre natale à l’occasion de l’étape française de la spécialité. La campagne de Magny-Cours était giboyeuse pour le pilote de l’Equipe de France FFSA Circuit qui a complété sa troisième victoire par deux pole positions, un meilleur tour et un podium. Pourtant, le Français n’a pas toujours tiré dans le mille et il glisse à la 2ème place du classement général.

Jean-Eric, vous étiez fâché avec la pole position en France : vous en signez deux mais n’en convertissez aucune en victoire ce qui est un échec toujours mal vécu…
Oui, je ne peux effectivement pas prétendre être très heureux d’avoir raté ces deux occasions car je suis le seul fautif. La raison en est que mes départs se sont mal passés. J’avais à cœur de réussir quelque chose de spécial devant mon public, dans mon pays et celui de la FFSA… c’est une leçon qui servira pour la suite.

Deux pole positions, deux meilleurs tour, une victoire, une remontée fabuleuse… mais une perte du leadership au championnat. Le week-end Français a-t-il laissé un bon goût dans la bouche de Jean-Eric Vergne ?
Un goût amer ! D’autant plus que les qualifications s’étaient très bien passées et que j’avais signé la pole position avec une demi-seconde d’avance sur le deuxième ce qui est un écart rarissime dans une catégorie comme la F3. A la première course, j’ai tout bêtement calé ! Ça ne m’était jamais arrivé, il fallait bien une première et elle est arrivée à Magny-Cours. Je suis donc parti avant-dernier mais j’étais 7ème à la fin du premier tour.

En court-circuitant des chicanes ?
(Rires) On m’a effectivement posé la question plus d’une fois. En fait non, j’ai fait quelques dépassements mais j’ai surtout été opportuniste car il y a eu pas mal d’accrochages devant moi.

Dans la deuxième course, on inverse le schéma : pas de pole position mais une victoire à la clef. Puis vient la finale du week-end et un nouveau départ en pole position…
Et pas de victoire non plus ! En fait, j’ai voulu être trop prudent. Je ne voulais surtout pas caler et je savais que j’étais rapide. Je me suis donc dit que si je ne virais pas en tête ce n’était pas dramatique. La 3ème course est longue et je voulais assurer le coup sans prendre de risque dès les premiers mètres. J’étais 3ème dans le premier tour, je suis facilement remonté à la 2ème place mais ensuite il m’était impossible de revenir sur Oliver Webb dans les lignes droites.

Vous êtes équipé d’un moteur Volkswagen et lui d’un Mercedes, y’a-t-il un lien de cause à effet ?
Certainement, mais c’est un tout. Il avait peut-être réglé sa voiture dans cette optique. Quoi qu’il en soit, c’est mon mauvais départ et rien d’autre qui m’a coûté la victoire. Cerise su le gâteau, en milieu de course mon aileron arrière s’est cassé sous l’effet de la chaleur des gaz d’échappement et il se tordait dans les lignes droites et les courbes rapides.

Un F-duct version Vergne en quelque sorte !
(Rires) Oui, je vais contacter les écuries F1 pour breveter le système !

Le premier tiers du championnat est quasiment bouclé et deux hommes se détachent en tête du classement avec près du double de points du 3ème. Faudra-t-il se méfier uniquement d’Oliver Webb à l’avenir ?

Je pense que non car à chaque meeting il y a beaucoup de pilotes qui sont en mesure de gagner. Tout le monde n’a pas toujours répondu présent mais je n’ai connu aucune course facile. Sur le long terme et donc pour le titre, il est sûr que Webb sera un client sérieux.

Votre moins bon résultat est une 6ème place, Webb une 22ème. Est-ce là le principal motif de satisfaction car il traduit votre constance au plus haut niveau.
C’est sûr, c’est très satisfaisant et il faut continuer à faire preuve de constance et de fiabilité, mais honnêtement le principal est de gagner des courses lorsqu’on est en mesure de le faire. Je dois absolument éviter de faire les mêmes erreurs. Disons qu’à Magny-Cours, la 2ème place aurait pu me faire plaisir à condition que Webb ne soit pas premier.

Après 3 meetings, vous êtes en avance sur le tableau de marche du champion 2009, Daniel Ricciardo…
C’est fort possible… les pilotes changent chaque année, l’an dernier le niveau était un peu moins élevé étant donné que le 2ème du championnat est arrivé en cours de saison et qu’il n’a pas participé à la dernière course.

Ce qui renforce encore la valeur de votre parcours.
Oui, ce point là est à mon avantage, mais je suis 2ème au championnat et ça ne peut pas être une satisfaction !

En tant que pilote Red Bull lui aussi, Daniel vous aide-t-il à préparer un championnat dont le calendrier comporte de nombreux circuits qui vous sont inconnus ?
Non, pas vraiment, mais si besoin est il me donne un coup de main pour un circuit ou des trajectoires.

Vous êtes dans la même écurie que Ricciardo l’année dernière, y’a-t-il continuité dans l’approche et les réglages ?
Oui, nos styles de pilotages sont similaires.

Avec deux barèmes de points différents pour les trois courses d’un week-end et plus de 50 points maximum à marquer, est-il possible de faire des calculs et d’échafauder des stratégies lorsqu’on est dans l’auto ?
En fait je m’y refuse, ça ne sert à rien. Je ne fais pas de calcul d’apothicaire. Il faudra attendre la fin de la saison avant se sortir sa calculette. Cela dit, ça se fait assez facilement car il n’y a pas de décompte des moins bons résultats ou autre réglementation compliquée comme celle-là.

Prochain rendez-vous, Hockenheim, un grand nom du sport qui ne connaît pas le nom de Vergne…
Effectivement, je n’y ai jamais roulé. Mais c’est un circuit comme tous les circuits et on ne met pas trop de temps à s’adapter.

Les performances des hommes et/ou des monoplaces ont parfois fait le yoyo d’un circuit à l’autre depuis le début de la saison. Où se situeront Jean-Eric Vergne et Carlin à Hockenheim ?
Je pense qu’Hockenheim ressemble à Magny-Cours avec une grande ligne droite et pas trop d’aéro. Ça devrait bien marcher pour nous. Carlin est venue à Hockenheim l’année dernière et même si elle n’y avait pas gagné, son expérience sera précieuse. De plus, nous roulerons le jeudi et ce sera l’occasion d’apprendre le circuit. Le seul hic c’est que la pluie est prévue le premier et le dernier jour. Ce sera l’occasion de faire preuve de la constance dont on parlait tout à l’heure !


MAGNY-COURS, 21-23 MAI 2010
Formule 3 Angleterre

Course 1 : 
Qualifications : Pole position
Résultat : 4ème

Course 2 : 
Position sur la grille de départ : 4ème
Résultat : Victoire

Course 3 : 
Qualifications : Pole position
Résultat : 2ème

Position au championnat : 
2ème, 113 points

Contact presse : 
Julie Rubin - +33 (0)6 17 49 20 30 - jrubin@asacad.com



27/05/2010
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